Holy Spirits
par Fabien
L’enthousiasme naît parfois au détour d’un son particulier ou d’un détail capté à l’instant opportun, d’un filet de voix inhabituel ou de toutes ces circonstances érigées pendant ce même moment. De cet enthousiasme naît ensuite notre amour pour un groupe, qu’il soit inconnu ou reconnu, naissant dans la sphère musicale ou arpentant les salles depuis des lustres. Holy Spirits appartient à cette première catégorie embryonnaire. Ils ont eux aussi connu cet engouement, mais ont choisi de le mettre en musique plutôt que de le coucher sur papier. De leur Brooklyn natal, Aaron Hodges, Michael Barron et Roberto Alveraz vouent une adoration particulière pour un groupe bien de chez nous : les Bordelais Cheval De Frise. Une marotte méconnaissable dans la musique d’Holy Spirits, car elle ébauche ses «Fresques Sur Les Parois Secrètes Du Crâne» d’une toute autre façon. Campé sur des hauteurs de paysages crépusculaires, un métronome bringuebalant traîne le spectre de Vic Chesnutt pour le fondre dans la matière d’un songwriting sifflotant, empruntant ses mouvements d’air aux complexités orchestrales de The Microphones. Un esprit déjà croisé sur d’autres territoires, mais que ces harmonies sacrées parviennent à annihiler et rendre unique, de somptueuse manière .
Enthusiasm is sometimes arisen from a special sound, by capturing at the right time details of an unusual reedy voice or through the occasions of the moment. Enthusiasm then arises our love for a band, no matter how much famous it is – whether it is a young born in the musical sphere or used to be on stage for ages.
Holy Spirit belongs to the former embryonic category. They also felt the enthusiasm but chose to put it in music rather than putting it down.
From their native Brooklyn, Aaron Hodges,Michael Barron and Roberto Alveraz declare a special worship for a band from our country : Cheval De Frise, from Bordeaux. A craze hardly recognisable through the listening of Holy Spirits, as it sketches out its “Fresques sur les parois secrètes du crâne” somewhere else. Standing on the highlands of dawn, a rattling metronome with the shadow of Vic Chesnutt is fusing with a catchy song writing, taking its airy waves from the complex orchestrations of The Microphones. A spirit already passed by on other lands, although its sacred harmonies royally manage to crush and make it unique.
[MP3] Holy Spirits – White Walls
[MP3] Holy Spirits – Contain



Commentaires
Connais pas Cheval de Frise (on ne rit pas dans la salle) mais White Walls est très beau.
god bless the internets.
T’es pas une vraie Bordelaise en fait…
Vous avez vu, c’est bien hein, c’est Mani qui a trouvé !
Manu*
Fichtre je suis démasquée.
Tu Bordel à l’aise ?
arg damned je suis totalement démasquée !!! ok j’avoue, je ne suis qu’un pauvre lonesome pidjune with a long long way from home et je sais même pas où est l’home…
Elle fait mal White Walls quand même !
J’y reviens constamment en effet… Un boom dans le rang !
comment ça mal ? Je la trouve magnifique, cette explosion du chant à plusieurs voix après le minimalisme des notes synthétiques, et cette fin presque désinvolte parce que sifflée nonchalamment, non franchement, zéro mal. Je me fous de savoir si les paroles sont tristes ou la musique mélancolique, c’est beau, c’est lumineux, c’est tout.
Putain, il était nul ton jeu de mot !
En fait Family c’est pas terrible, la vidéo est drôle, mais y’a pas grand chose de bien sur leur EP !
Ah ah ah j’essaye de t’imiter. C’est comme cela avec les Batmanns slaves…
quand je dit « ça fait mal », c’est que ça tue quoi, understand derstood ?!
non, mais c’est trop magnifique comme chanson !
[...] émotionnel. C’est donc pas très gai, mais d’une tristesse magnifique. Fabien du DS (où vous pouvez télécharger “White Walls”) a pensé avec raison au regretté Vic [...]